1er mai 2026 lieux et heures des rdv pour les manifestations

 

 Petit rappel pour ceux qui oublient que des hommes et des femmes ont donné leur vie pour faire évoluer nos droits.

Si nous avons obtenu des avancées sociales dont nous bénéficions tous aujourd’hui, c'est grâce à leur courage et leur détermination.

N'oublions pas que nous sommes responsables individuellement et collectivement du devenir de notre société.

origine du 1er mai :

C’est en 1886 que les syndicalistes américains préparent une grande journée de grève générale interprofessionnelle pour obtenir les 8 heures. Ils choisissent la date du 1er mai. A Chicago, la grève se poursuit et au troisième jour des manifestations une bombe explose dans les rangs de la police à Haymarket. Huit dirigeants syndicalistes seront arrêtés, 4 pendus, 3 seront condamnés à perpétuité, un se suicidera en prison. Lors de la révision du procès en 1893, tous seront innocentés.

Le mouvement ouvrier international décide alors de faire du 1er mai la journée internationale de revendication lors de son « Congrès International » de Bruxelles. Le 14 juillet 1889, à Paris, le congrès fondateur de l’Internationale décide de faire du 1er mai 1890, la journée de grève pour les 8 heures. Succès mitigé. Mais pour le 1er mai suivant, toutes les composantes qui allaient fusionner pour créer la CGT quatre ans plus tard se retrouvent pour un 1er mai grandiose. Elles ne savaient pas qu’il allait devenir tragique. À Paris, au petit matin, le préfet installe la troupe place de la République et autour de la Tour Eiffel. À 9 heures une manifestation se déroule devant la bourse du travail et deux heures plus tard les postiers rejoignent la grève alors qu’elle est strictement interdite chez les fonctionnaires. Mais c’est à 15 heures et à Clichy qu’auront lieu de graves échauffourées entre une manifestation d’anarchistes et la police. Des coups de feu sont échangés, un militant anarchiste est blessé et d’autres sérieusement tabassés. Des manifestations ont lieu dans toutes les villes ouvrières de France, grandes et petites. Le même jour, dans le Nord, c’est le sang qui coulera plus abondamment.

Le drame de Fourmies

Fourmies, à huit kilomètres de la frontière belge, est une ville ouvrière de 15 000 habitants, comptant 37 filatures de textile. Ce secteur est en crise depuis 1885 et les conditions de travail s’y sont durcies. Ouvriers et ouvrières triment douze heures par jour dans la poussière. Ce 1er mai 1891, les piquets de grève se mettent en place entre 5 et 8 heures du matin, appelant les équipes du matin à rejoindre le mouvement. Dès 9 heures, les gendarmes à cheval chargent le piquet de la manufacture « Sans Pareille », arrêtant sans ménagement quatre manifestants. Outre la maréchaussée, le 84e régiment d’infanterie d’Avesnes est sur place et le sous-préfet apeuré fait venir de Maubeuge la moitié du 145e de ligne. A 11h30 les délégués des fabriques en grève sont reçus par le maire, Auguste Bernier. Ils lui remettent leurs revendications : libération des arrêtés du matin, les 8 heures, mais aussi la possibilité de créer des bourses du travail et des caisses de retraite, une meilleure hygiène dans les ateliers et l’abrogation des amendes pour retard et malfaçon. Vers 18 heures, 200 jeunes manifestants, drapeau rouge en tête, se retrouvent place de l’église face à seulement 30 soldats, des jeunes conscrits apeurés, sous les ordres du commandant Chapus, un galonné qui n’aime guère la « racaille socialiste ».

La foule gronde, mais n’est ni violente, ni armée. Elle arrive au contact. Chapus a peur que ses hommes soient désarmés d’autant qu’ils viennent de toucher le nouveau fusil Lebel, une arme redoutable. En plus, l’officier n’a pas confiance dans ses hommes dont certains sont des appelés originaires de la région. Il hurle : Feu, feu rapide, visez le porte drapeau. Neuf manifestants sont fusillés quasiment à bout-portant d’une balle en pleine tête : cinq femmes et quatre hommes de 11 à 30 ans. Neuf blessés sont arrêtés. Ils seront condamnés de deux à quatre mois pour entrave à la liberté de travail, outrage, violence à agent et rébellion. Le pouvoir ajoute l’ignominie à la tragédie. Trois jours plus tard, des manufactures, des mines, des ateliers, des boutiques, ils seront plus de 30.000, drapeaux rouges au vent, à accompagner les neufs martyrs jusqu’à leurs dernières demeures.

 




 
    
    DOUBS 
        Besançon : 10h00 – Esplanade des Droits des l’Homme – À l’issue de la manifestation, RDV Place Granvelle au village CGT
        Audincourt : 10h00 – Place du Marché – À l’issue de la manifestation, RDV Place Japy au village intersyndical
        Pontarlier : 11h00 – Place d’Arçon – À l’issue de la manifestation, RDV salle Toussaint Louverture pour le verre de la fraternité

CÔTE D'OR
        Dijon : 10h30 – Place Wilson – A la fin de la manifestation, buvette / restauration à la Bourse du Travail
        Montbard : 10h00 – Place Gambetta

    JURA
        Lons le Saunier : 10h30 – place de la Liberté
        Dole : 10h30 – Avenue de Larh
        Saint-Claude : 10h00 – Place du 9 avril
        Arbois : 10h00 – Jardin de la Tour
        Champagnole : 11h30 – Mont Rivel

    NIÈVRE
        Nevers :  10h30 – Préfecture
        Decize :  10h30 – Place Saint-Just
        Cosne sur Loire :  10h30 – devant l’hôtel de ville
        Clamecy : 10h30 – devant l’ancienne poste

    HAUTE-SAÔNE
        Lure : 10h00 – Esplanade Charles de Gaulle

    SAÔNE-ET-LOIRE
        Mâcon :  10h 00 – Esplanade Lamartine

    YONNE
        Auxerre : 10h00 – Maison des syndicats

    TERRITOIRE DE BELFORT 
        Belfort : Manifestation 10h00 – Maison du Peuple – A la fin de la manif : village syndical avec restauration sur place

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