Compte rendu réunion à la suite du dépôt de notre préavis de grève illimitée

 

Compte rendu réunion à la suite du dépôt de notre préavis de grève illimitée

 

Nous avons abordé l’urgence de la baisse abyssale de notre pouvoir d’achat qui impacte fortement les conditions de vie des agents et de leur famille, en expliquant que ce n’est plus possible de continuer comme ça avec une rémunération qui ne nous permet pas de vivre dignement alors qu’il y a de l’argent au conseil régional.

Nous avons expliqué que bon nombre d’agents se demandent pourquoi continuer à travailler, car leur rémunération est tellement basse qu’avec les frais pour venir travailler il ne reste pratiquement rien pour subvenir à nos besoins vitaux.

Sans oublier les 10% en moins de traitement pour chaque jour d’arrêt maladie ordinaire qui pénalise fortement financièrement et au niveau de leur santé la grande majorité des agents qui sont vieillissants, donc plus sensibles à l’usure professionnelle et à la maladie.

Si bien qu’avec un salaire on n’arrive plus à payer notre loyer, nos factures, nous nourrir correctement, nous soigner, élever et soigner nos enfants alors qu’on se lève tous les jours aux aurores pour aller travailler pour rendre notre mission de service public.

Arrivé à la retraite, un agent qui a presque fait toute sa carrière en catégorie C, avec une rémunération basse composée en grande partie de primes va toucher en retraite 1200 euros net sous le seuil de pauvreté qui pour information est fixé à 1288 euros pour une personne seule.

Dans le même temps, alors que la hausse massive de l’inflation plus la hausse des prix du carburant impacte fortement le pouvoir de vivre des agents, on apprend le doublement de la rémunération du DGS et des DGA et l’utilisation régulière d’argent public dans l’utilisation abusive de cabinets de conseil.

Nous avons alerté la vice-présidente sur cette forte injustice sociale que les agents constatent chaque jour, que la colère gronde par rapport à notre pouvoir d’achat et nos conditions de travail surtout dans les lycées qui se dégradent de plus en plus dû à la carence de 15 jours avant tout remplacement d’agent en maladie et même pour les accidents de travail et les maladies professionnelle qui sont de la responsabilité de l’employeur.

La santé du collectif de travail, surtout dans les lycées avec une population vieillissante usée par le surplus de charge de travail engendrée par les mesures de non-remplacement imposées aux agents par la collectivité, se dégrade fortement. Nous constatons, siégeant dans les conseils médicaux, que beaucoup d’agents qui ont travaillé de nombreuses années dans le service public partent en retraite pour invalidité non imputable au service bien avant l’âge de 60 ans, alors que l’âge légal de départ à la retraite est de 64 ans voire bientôt 67 ans.

Ce ne sont pas l’éveil musculaire avant la prise de poste, qui est complètement déconnecté de la réalité de travail des agents, ni les exosquelettes, qui vont ralentir l’usure professionnelle mais c’est plutôt de remettre des moyens humains, de la force de travail.

 

Nous avons demandé à la collectivité qu’elle reconnaisse l’usure professionnelle des agents lorsque les agents font des demandes de reconnaissance de maladies professionnelles.

Nous avons signalé à la Vice-présidente de nombreux cas de maltraitance d’agents par la collectivité avec des décisions abjectes, hors sol ou dénuées de toute humanité comme cela a été le cas récemment pour la reconnaissance en accident non imputable au service pour un agent décédé sur son lieu de travail.

Concernant le choix politique de la collectivité de vouloir fermer des restaurations de lycées pour les transférer dans d’autres établissements sans moyens humains supplémentaires, nous avons exprimé notre opposition ferme à ce démantèlement du service public de proximité, qui fragilise les lycées concernés les conduisant à un risque de fermeture.

Que nous combattrons ces fermetures qui déshumanisent le service public et qui sont motivées plus par des raisons budgétaires que la baisse de la démographie.

Cette décision fera qu’à terme le tissu social et l’emploi seront impactés dans les communes qui perdront un lycée et un établissement qui ferme sous prétexte de baisse de natalité ne rouvrira jamais.

 

Nous avons interpellé la Vice-Présidente sur la mise en place du plan canicule et nous lui avons dit que Force Ouvrière était contre le fait que les agents doivent récupérer les heures non faites à la suite à la mise en place de la mesure de protection des agents qui engendrait des changements d’horaire de 5h00 à 12h00 car il était impossible de travailler dans les locaux avec des température dépassant largement les 33 °C ce qui constitue un danger pour la santé des agents.

Nous avons dénoncé plusieurs manquements dans l’application de ces mesures dans certains lycées, avec des agents obligés de continuer à faire des horaires de soir malgré qu’il n’y ai plus d’élèves dans le lycée, ou d’autres où les agents se voient refuser des aménagements d’horaires et même des bouteilles d’eau alors que la loi l’exige pour protéger les agents.

Nous avons aussi profité de parler des gros problèmes dus à la double hiérarchie que l’on constate dans certains lycées où la hiérarchie infantilise les agents ou encore est très autoritaires et irrespectueuse avec les agents. Après la double hiérarchie nous avons dénoncé les comportements toxiques de certains agents chefs qui les fliquent leur, manquent de respect bien que des alertes soient faites à la DRH.

Puis en lien avec le sujet précédent, nous avons parlé des problèmes de la médecine du travail avec le manque de médecins sur certains départements de la région qui pénalise fortement les agents qui ont besoin de les consulter.

 Nous avons alerté sur le fait que l’on voit de plus en plus d’agents être déclarés par certains médecins inapte temporairement et qu’on leur demande d’informer leur médecin qu’il doit les mettre en maladie ordinaire les pénalisants financièrement avec une perte de salaire de 10% par jour d’arrêt maladie, ce qui pour nous est inacceptable.

Autre sujet celui de la précarité des agents contractuels avec la fin des contrats pendant les vacances et aussi des tests de recrutements que nous considérons comme une aberration, que les conditions du passage de ces tests sont dégradantes, avilissantes, humiliantes pour les agents d’entretien. En effet, ces tests consistent à faire du coloriage sans dépasser ou placer des bouchons à certains endroit sur des bouts de carton. De plus, ils s’effectuent debout avec une table qui arrive juste au genou, les obligeant à se pencher en avant pendant 2 heures, tout ça pour juste pouvoir seulement postuler sur un poste vacant.

Pour Force Ouvrière c’est un obstacle supplémentaire à la titularisation alors que les agents ont déjà travaillé depuis de nombreuses années dans les lycées et donné largement satisfaction.

Nous avons donc revendiqué le retour à la règle du lycée de Baume-Les-Dames obtenue après 9 jours de grève en région Franche-Comté qui pour nous est beaucoup plus juste et qui permet aux agents contractuels qui totalisent le plus d’anciennetés d’être prioritaires, après le passage des titulaires, pour postuler sur un poste vacant.

La vice-présidente ne savait pas que même les agents d’entretien passaient ces tests et semble avoir entendu notre revendication.

 

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